L'ADN



A la fin du premier semestre de l'année, encore englués dans la crise sanitaire, il est intéressant de mettre en perspective les fameuses TENDANCES que l'ADN nous avait concocté pour 2021. Ouvrage dense, à lire et à relire, il nous force à prendre du recul sur de nombreux sujets, organisés en 6 grandes parties : Terre, Corps, Habitat, Culture, Services, Tech. Petit tour d'horizon...


TERRE. La crise sanitaire amis l'homme face à cette évidence: l’action est devenue vitale, aussi bien pour la biodiversité, pour l’environnement, mais aussi pour nous. Si nous devons revoir notre matière de nourrir le monde, nous devons revoir notre manière de consommer l’énergie. Ainsi, la France va investir 7,2 milliards d’euros pour devenir la championne de l’hydrogène vert... vraiment ? Le recours à l’hydrogène permettrait de s’orienter vers une transition écologique durable. La crise sanitaire a aussi bouleversé le marché du transport. Aujourd'hui, mixer les usages nous apparaît comme une piste de solution. Demain, c'est une offre nettement plus agile, globale et intelligente qui pourrait émerger, afin de pouvoir favoriser l'avènement du post-pétrole.


CORPS. La santé est un marché, avec un chiffre d’affaires et des performances à atteindre. Dans ce contexte, un médecin qui prend le temps de parler avec un patient, est un mauvais signe. Le temps n’est possible que rentable. Vraiment ? Tandis que dans le secteur de la beauté, la tendance au no make up ne fait que croitre, le click & collet, les tutos de maquillage sur les réseaux ou encore le body positivisme, la green beauty, etc. concourent à transformer ce marché. Désormais, le consommateur est acteur voire militant d’un monde meilleur et durable. Alors, les marques de « fast fashion » doivent-elles s'attendre au pire ? La crise les a mis à mal :Zara subit un retrait de chiffre d’affaire de 409 millions de dollars depuis la pandémie, H&M annonçait en avril 2020 avoir stoppé 90% de sa chaine de production. Mais el malaise est plus profond: 5% des français estiment que l’origine de production et les conditions dans lesquelles le produit a été fabriqué sont des critères importants à l’intention d’achat. 65% affirment que l’engagement des marques en matière de développement durable est un critère important au moment de leurs achats de mode.


HABITAT ET VILLE. La symbiose entre la ville et la nature et le respect de la biodiversité semblent être le mot d'ordre des architectes d’aujourd’hui et de demain : habitations flottantes, passives, moins gourmandes en énergie, biomimétisme… La végétalisation procure un ensemble de services écosystémiques, bien être, loisirs, baisse de la pollution, meilleure qualité de l’eau et de l’air, tels sont les bénéfices de la biodiversité en ville. Il faut désormais produire davantage d'électricité grâce à la photosynthèse, l'objectif étant de transformer, à terme, tous les déchets en ressources. Aux villes de se réinventer en suivant par exemple les préceptes de la ville du quart d’heure.


CULTURE. Les confinements successifs ont fait bondir l'utilisation des écrans: jeux vidéos, séries en tout genre, jusqu’au Bing watching foudroyant, en passant par le télétravail et les réseaux sociaux, le domaine de la culture se réinvente. L’ère des jeux vidéo à impact positif aurait-elle commencé ? Et que dire des media ? Entre défiance et confiance restaurée, c’est un secteur chamboulé par les conjonctures économiques, sociales et politiques. L’implication d’une communauté - et a fortiori celles des lecteurs - dans le modèle de financement des médias n’est pas seulement une question d’intérêt financier. La participation des individus stimule leur intérêt à devenir acteurs, prendre position, s’exprimer. C’est ainsi que les débats émergent et que les envies naissent.

En 2021, se questionner sur la nécessité d’une éducation artistique toujours plus ouverte est donc le partis pris de nombreux artistes qui veulent éveiller les consciences, devenant de sincères militants. Enfin, il en va sans dire que le secteur de la culture est l’un des piliers essentiels de l’économie: 3,2% du PIB français, c’est 7 fois plus que le domaine automobile et juste 0,3% de moins que l’agroalimentaire.



SERVICES: BANQUES/ FINANCE. La pandémie mondiale de la Covid 19, prise en compte avec l'urgence climatique, a largement attisé les attentes des citoyens, des institutions, des investisseurs, pour une responsabilisation du secteur de la finance verte. 62 % des Français pensent qu'il est important que les établissements financiers prennent en compte les impacts dus aux déplacements, et 5 % d'entre eux ont commencé à constituer un portefeuille durable. On a donc une véritable prise de conscience au niveau national, alors que la commission européenne a aussi fait de cette question un point essentiel. En 2018, l'O.N.G. WWF avait noté un nombre important de contradictions dans les investissements de plusieurs grands groupes européens d'assurance, en regardant leur portefeuille d'actions. S'ils avaient massivement misés sur les énergies propres en utilisant les dispositifs de financement vert, leur niveau de participation dans les énergies fossiles ne s'était pas réduit pour autant. Greenwashing, quand tu nous tiens....


DISTRIBUTION. La pandémie mondiale a changé nos habitudes de consommation bénéficiant aux circuits plus courts et au numérique. 42% des consommateurs souhaitent que les entreprises rapatrient leurs productions et leurs usines en France. Enfin, 79% des français déclarent vouloir acheter des produits locaux aussi souvent que possible. 40% de croissance pour les produits équitables sur le premier semestre 2020 par rapport à 2019.



Il y aurait bien d'autres choses à dire, mais lisez plutôt TENDANCES 2021 et faites-vous votre avis à la lumière de la notre réalité quotidienne...


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